lundi, 24 août 2015 23:01

Burundi: les opposants torturés à l’acide et à la barre de fer Featured

Written by Humanite.fr
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Pierre Nkurunziza AFP Pierre Nkurunziza AFP
L’ONG Amnesty International a recueilli de nombreux témoignages de participants (réels ou supposés) aux manifestations contre le 3ème mandat du président Nkurunziza, dont la constitutionalité est contestée. Arrêtés arbitrairement, ils ont été violemment torturés.Au début du mois, un journaliste et un militant des droits de l’homme violemment passés à tabac avaient mis en lumière les exactions commises par le Service national des renseignements (SNR) et la Police nationale du Burundi (PNB). Leur tord : être soupçonnés d’avoir participé à des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.Ce lundi, Amnesty International publie des témoignages montrant que ces deux cas sont loin d’être isolés. Depuis l’annonce de la candidature de Nkurunziza en avril et les manifestations qui ont suivi, les violences envers les opposants, réels ou supposés, sont régulières et s’aggravent. Les détenus sont frappés avec des câbles électriques, matraques, barres de fer, violemment piétinés, menacés de mort ou font l'objet de simulacre d'exécution. Plusieurs témoins ont raconté avoir été contraint de faire des aveux sous la menace. "Ils m'ont dit, si tu n'avoues pas, on va te tuer", a raconté l'un d'eux, "mais j'ai répondu +comment avouer puisque je ne sais rien, dites mois juste ce que je dois avouer".Outre la torture et les mauvais traitements, l’ONG dénonce le caractère arbitraire des arrestations et détentions et l'absence d'avocats, de médecins et de visites de proches. Pierre Nkurunziza, ancien seigneur de guerre des Forces pour la défense de la démocratie (FDD), principal mouvement de rébellion à dominante hutu, était parvenu au pouvoir en 2005 à la faveur des accords de paix d’Arusha qui ont mis fin à une sanglante guerre civile (300 000 morts). Il a prêté serment le 20 août pour un 3e mandat, violant ainsi les accords d’Arusha qui l’avaient porté au pouvoir et qui sont au coeur de la constitution du Burundi.L'annonce de sa candidature, fin avril, a déclenché six semaines de manifestations, quasi-quotidiennes à Bujumbura, étouffées par une sanglante répression, arrestations arbitraires et des assassinats ciblés. La terreur qui règne au Burundi a déjà poussé plus de 175.000 personnes à l’exil, principalement au Rwanda. La contestation contre Nkurunziza se focalise aussi sur la corruption du pouvoir qui se baigne dans l’opulence, ce qui attise la colère d’une des plus pauvres populations du monde.

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